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Ecocampus 3 au parlement européen de Strasbourg

Parlement européen (M. Audoin et C. Gindre)

Une fois la surprise des nominations passées et la préparation effectuée, Charlotte Gindre, présidente et Marion Audouin, secrétaire, sont parties le 21 octobre dernier au Parlement Européen de Strasbourg. Une première pour toutes les deux ! Ce court séjour au carrefour de l’Europe ne s’est pas fait à des fins touristiques mais pour débattre d’environnement avec trois députés :

-        Joseph DAUL, député et président du groupe du PPE (Parti Populaire Européen),

-        Catherine TRAUTMANN, députée et présidente de la délégation socialiste française,

-        Isabelle DURANT, débutée, vice présidente du parlement européen et membre des Verts.

Une petite explication s’impose ! La région Champagne Ardennes en partenariat avec France Télévision, ont décidé de réaliser une émission de 52minutes au Parlement Européen de Strasbourg. Celle-ci avait pour but de discuter des sujets qui intéressent les habitants de cette région soit l’agriculture, l’économie, la formation, l’équité Homme-Femme et bien entendu l’environnement, la raison principale de la présence d’une partie du bureau de l’association d’Éco-campus 3.

Les sujets environnementaux abordés ont été divers et variés tels que les organismes génétiquement modifiés, les pesticides. Ceux qui ont occupés Charlotte et les lycéens du Lycée François 1er de Vitry le François, sont l’avenir du marché carbone et des restrictions budgétaires en Europe. Les questions étaient les suivantes :

-        Le marché carbone a été mis en place en 2005, il donne aux entreprises des quotas d’émission de CO2. Ces derniers sont très élevés et peuvent être échangés, pensez-vous que cela encourage les entreprises à investir dans les technologies vertes ?

-        L’échec de Copenhague a mis en avant la peur des pays émergeants qui voient dans la lutte contre les émissions de GES un frein à leur développement, qu’en est-il concrètement ?

-        En ce moment, on constate de nombreuses restrictions budgétaires en France et en Europe, on peut donc se poser la question : restrictions budgétaires et environnement, quel avenir, sachant qu’il y a des déjà des « coupes » qui ont été effectuées ?

-        Comment les européens vont-ils pouvoir investir dans des technologies vertes qui sont généralement onéreuses alors que leurs pouvoirs d’achats ne cessent de diminuer ?

Qu’ont répondu les députés ?

Concernant le marché carbone, il s’avère que 11500 installations sont concernées en Europe. Ils pensent qu’il faut mettre des outils en place tels que le « certificat vert » en Belgique. Toutefois, ce marché ne doit pas être un handicape pour l’entreprise. Pour l’instant, le plus important serait de réduire la consommation des énergies pour diminuer les factures. D’après l’industriel présent, il serait bon de réduire les différences des droits à polluer entre l’ouest et l’est de l’Europe. Pour parler franchement, il s’avère que la différence entre le marché et la taxe carbone n’est pas bien connue par une grande majorité des personnes. Concernant les restrictions budgétaires, les députés présents pensent que c’est une source de revenus et d’économie, il est donc important que l’Union Européenne continue à investir.

Le bilan après l’heure de tournage est mitigé. Les députés manient bien la langue et sont de (très) bons orateurs, détournant les questions à leurs avantages. La multitude de questions et de sujets à aborder, ne laissent pas le temps à Charlotte de répliquer, dommage, elle aurait bien voulu !

Vous pouvez consulter l’émission « Tous européens » diffusé le 23 octobre 2010 sur France 3 Champagne Ardennes.

Marion secrétaire et assistante journaliste en herbe.


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