Alors que de nombreux secteurs subissent les conséquences de la crise économique, celui du commerce équitable gagne des parts de marché. En 2008, le chiffre d’affaires mondial du commerce équitable était de 4,2 milliards de dollars et avait progressé de 22% par rapport à l’année précédente (source : Fairtrade).
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Café, sucre, chocolat ou encore bananes, des douceurs qui peuvent être équitables
Dans de nombreux pays situés au sud de l’Équateur, l’agriculture et le commerce sont essentiels au fonctionnement de la société, mais sont aussi réalisés au détriment des petits producteurs. En effet, les prix et les conditions d’achat sont souvent imposés aux paysans par les nombreux et puissants intermédiaires qui veillent au maintien de leurs marges (grandes marques commanditaires, grands distributeurs, centrales d’achat, etc.).
C’est dans ce contexte que des entrepreneurs ont décidé de renouveler le commerce pour qu’il s’apparente davantage à un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect du producteur et du consommateur. Les principes de ces échanges sont simples : créer des opportunités économiques pour des producteurs désavantagés, promouvoir leur autonomie, leur assurer des revenus suffisants pour développer leurs activités et leur vie sociale (éducation des enfants entre autres), proposer un produit à son prix le plus juste, mais aussi encourager l’égalité entre les sexes et la protection de l’environnement.
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Acteurs du commerce équitable
Alors que le commerce équitable est de plus en plus plébiscité, le consommateur se retrouve souvent désœuvré lorsqu’il souhaite concilier étique et caféine et que pas moins de vingt références lui sont proposées. Afin de se démarquer de leurs concurrents « réguliers », mais aussi pour assurer au consommateur le respect des principes du commerce équitable, des organismes ont créé des labels qui certifient des centaines de produits alimentaires ou non. C’est en 1988, soit deux ans après le cri d’alarme des producteurs de café mexicains sur leurs conditions de travail, qu’est créée l’association Max Havelaar pour le commerce équitable. Depuis, on ne compte plus les organisations qui font la promotion de cette initiative économique et sociale dans le monde. Les plus connues sont : Fairtrade Labelling Organizations, International Federation for Alternative Trade ou encore Oxfam.
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Et côté portefeuille ?
Lorsque que l’on aborde le sujet de la consommation responsable, l’aspect budgétaire est tôt ou tard abordé : certains produits équitables sont un peu plus chers. Mais, à l’heure du développement durable, de plus en plus de personnes sont prêtes à payer le prix juste pour les biens qu’elles consomment … et en y regardant de plus près, on se rend compte que consommer équitable n’est pas si onéreux que ça.
Max Havelaar France propose sur son site internet un petit comparatif des prix du café « conventionnel » et du café labélisé équitable.
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Café moulu pur arabica 250 gr |
Système standard |
Système Max Havelaar |
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Prix de vente en grande surface |
1,80 à 3,00 € |
2,30 à 3,50 € |
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Coût d’importation (transport), de torréfaction, de distribution |
1,41 à 2,61 € |
1,50 à 2,65 € |
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Droit du label Max Havelaar |
NA |
0,05 € |
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Coût d’exportation |
0,14 € |
0,14 € |
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Frais de gestion de la coopérative |
NA |
0,08 € |
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Intermédiaires |
0,06 € |
NA |
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Petit producteur |
0,19 € |
0,58 € |
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Des labels pour faciliter le choix

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Sources :
http://www.commercequitable.org/
http://www.artisansdumonde.org/commerce-equitable.htm
http://www.maxhavelaarfrance.org/
http://www.consommerdurable.com/
NASCIVET, Francine. Beau, belle et bio à Montréal : l’alimentation bio, les cosmétiques engagés, mieux-être et bonne forme, le commerce équitable, l’habitat écologique, Ulysse, Montréal, 2009.